Programme agriculture durable et compétitive

I.    PRINCIPES ET DES DEFIS

1.1 Dénomination du programme

Programme d’appui à l’agriculture durable et compétitive en abrége programme ADC ?

1.2 Définition synthétique

C’est le programme d’appui aux exploitations familiales intégrées, continues et compétitives ainsi qu’aux filières agricoles et aux systèmes d’exploitation porteurs

1.3 Missions du programme

1.    Promouvoir le développement intégral des paysans (aspect « être »)
2.    Accompagner les paysans à assurer l’amélioration, la diversification et la continuité des revenus et des productions agricoles au sein des exploitations familiales
3.    Accompagner les paysans à promouvoir des filières et des systèmes d’exploitation porteurs au sein des communautés rurales et à s’en rendre maîtres.
4.    Valoriser les savoir-faire paysan

1.4 Les défis majeurs

Comme nous l’affirmons dans nos choix stratégiques majeurs :

1.    L’agriculture en Afrique n’étant pas une simple activité économique, mais un mode de vie des populations paysannes, toute promotion de ce secteur doit se fonder d’abord sur les savoirs des terroirs et préserver le seul capital dont dispose le paysan à savoir le sol. C’est le Principe de la durabilité et de la valorisation des savoirs paysans.

2.    Etant donné que l’industrie ne sait pas encore absorber une main d’œuvre raisonnable, l’agriculture doit permettre à un maximum de personnes à en vivre de manière décente. La priorité doit être accordée aux exploitations de taille moyenne capables d’assurer une vie digne au maximum d’agriculteurs. C’est une exigence d’équité que de promouvoir l’agriculture paysanne. De telles exploitations devraient produire de la manière la plus continue et la plus rentable possible afin d’éviter des pics de revenus de nature à fragiliser les populations paysannes. Un tel système passe par l’intégration de l’agriculture, de l’élevage et des arbres et ne doit utiliser que peu d’intrants externes.
Ce sont ces éléments qui fondent  les principes de l’intégration, de la continuité, de l’équité de la dignité pour tous et de l’usage minimal d’intrants externes.

3.    Les importations sauvages de produits étrangers induites notamment par les exigences de la mondialisation constituent à la fois une menace pour les économies et les cultures paysannes. La priorité doit donc être accordée au développement  d’une agriculture africaine originale tournée d’abord vers la satisfaction des besoins de nos pays et de nos voisins africains et non vers le Nord. C’est le Principe d’une agriculture africaine originale et de la priorité aux échanges sous-régionaux.

4. Une des limites majeures à l’agriculture paysanne reste un outillage peu performant ; la mécanisation étant dans la majeure des cas peu adaptée, la priorité doit s’orienter vers la promotion de systèmes de productions moins accapareuses de main d’œuvre (élevage, cultures plus pérennes, contre-saison) sans entrer pour autant dans la dispersion. C’est le principe de la diversification raisonnée.

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