A Mokolo comme à Moulvoudaye où respectivement 3000 et 2000 emplois ont été créés grâce aux «Filets sociaux», les effets du projet sont perceptibles.

390 millions de fcfa distribués aux bénéficiaires

Payés à 1300 FCFA par jour, les réalisateurs qui sont en même temps bénéficiaires des microprojets, ont engrangé des revenus substantiels pour améliorer leur quotidien et celui de leurs familles. pour les 60 jours qu'ont duré les travaux. Ce projet a permis de sortir les populations locales de la précarité que leur imposent la nature et les conflits sociaux.  Aussi, le matériel utilisé dans le projet a été rétrocédé aux bénéficiaires dans l’optique de pérenniser les acquis et d’améliorer leurs activités agropastorales.

Les 5000 bénéficiaires enregistrés dans le cadre du projet «Filets sociaux» exécuté dans les communes de Mokolo et Moulvoudaye, ont reçu un montant total de 390 millions de FCFA pour leurs travaux effectués dans le cadre du projet. Ces travaux à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ont duré 60 jours.

De la rencontre d’échanges et de capitalisation ayant regroupé bénéficiaires, exécutifs communaux, prestataires, ministères sectoriels et responsables du Projet le 28 Juillet 2016 à Maroua,  il ressort que 35 microprojets communautaires à vocation agropastorale ont été réalisés. Sur le terrain, il s’est agi concrètement de l’ouverture et réhabilitation des routes rurales, construction des biefs, creusage et réhabilitation des mares pastorales, protection des canaux d’irrigation, confection des digues de protection, curage et protection des berges des mayo.

La satisfaction au vu de ces microprojets sociaux réalisés a été exprimée par toutes les parties prenantes. «Le creusage d’une mare pastorale de 25000 m3 à Golombouri dans l’arrondissement de Moulvoudaye nous permet actuellement d’abreuver les bêtes, d’arroser nos cultures et de construire nos maisons», affirme Jean Amadou Maassa, bénéficiaire.
Payés à 1300 FCFA par jour, les réalisateurs qui sont en même temps bénéficiaires des microprojets, ont engrangé des revenus substantiels pour améliorer leur quotidien et celui de leurs familles.

Scolarisation des enfants

A Mokolo comme à Moulvoudaye où respectivement 3000 et 2000 emplois ont été créés grâce aux «Filets sociaux», les effets du projet sont perceptibles.
« L’argent  reçu m’a permis de solder la scolarité de mes enfants. J’ai aussi fait des économies pour mieux entamer la prochaine rentrée scolaire», souligne Blaise Ngatango,  du village Mowo dans la commune de Mokolo.
En plus de la scolarisation des enfants, une trentaine de femmes se sont fait établir des actes de naissance et des cartes nationales d’identité grâce à ces gains.

Pour pérenniser les ouvrages mis en place, des systèmes de cotisation ont été instaurés dans certaines localités.
Selon Hozier Nana Chimi, Secrétaire Général du Service d’appui aux initiatives locales de développement (SAILD), ONG prestataire, le matériel utilisé dans le projet a été rétrocédé aux bénéficiaires dans l’optique de pérenniser les acquis et d’améliorer leurs activités agropastorales.

D’après le Coordonnateur National des «Filets sociaux», Michelin Njoh, le projet exécuté dans les communes de Mokolo et Moulvoudaye aura permis de sortir les populations locales de la précarité que leur imposent la nature et les conflits sociaux.  
Le projet va se poursuivre dans plusieurs autres communes du Septentrion dès la fin de la saison des pluies.
Bouba Djidda

Transferts monétaires aux  personnes vulnérables

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du DSCE, le Gouvernement camerounais a entrepris la réforme de sa stratégie de protection sociale et a lancé l’expérimentation d’un programme de filets de sécurité sociale.
Ce programme s’articule autour des transferts monétaires directs et de la mise en œuvre des programmes de travaux publics à haute intensité de main d’œuvre en faveur des populations les plus pauvres et vulnérables (HIMO).
Dans le cadre de la composante HIMO/CFW (Haute Intensité de Main-d’œuvre/Cash For Work), le Projet Filets Sociaux (PFS) a mis au point et testé un programme pilote de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre visant à aider les personnes vulnérables à affronter des chocs exogènes (comme les sécheresses, inondations, etc.) à travers le financement de petits projets communautaires qui fourniront 60 jours de travail à chaque bénéficiaire.

Février à Juillet 2016

Le programme bénéfi-ciera ainsi à 30 000 individus qui percevront chacun un montant d’environ 1300 FCFA par jour de travail.
Les activités HIMO de la phase pilote ont été exécutées dans la région de l’Extrême-Nord, précisément dans les communes de Mokolo et Moulvoudaye, pour un total de 5000 individus, de Février à Juillet 2016. Trente-cinq (35) micro-projets présentant un intérêt communautaire certain et cadrant avec le Plan de développement communal (PDC) de la Commune concernée ont été retenus.
Pour faciliter la mise en œuvre de cette composante «travaux publics HIMO/CFW» le projet a fait recours aux prestations de l’ONG SAILD spécialisée dans le domaine pour conduire les opérations sur le terrain, en collaboration avec les communes et sous la supervision de l’Unité de Gestion du Projet (UGP).
Une Agence de Paiement (ADP), EXPRESS UNION, spécialisée dans les transferts d’argent, a été recrutée pour assurer les paiements des bénéficiaires dans les villages toutes les deux semaines, et sous la supervision de l’UGP
Un Expert Environ-nemental et Social (EES), a été commis pour appuyer l’UGP dans la gestion du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) confor-mément aux politiques de la Répu-blique du Cameroun et de la Banque Mondiale en matière de sauvegarde environnementale et sociale.

Expérience réussie

Au niveau de chaque commune, un comité communal de validation a été créé.
Des Comités de Gestion des Activités (CGA) et des comités de gestion des plaintes ont été mis en place dans chaque village d’intervention.
La réussite de cette phase pilote tien lieu du fait qu’un système de suivi régulier a été institué par l’UGP et les autorités départementales, communales, ainsi que les représentants des services sectoriels pour encourager les travailleurs et les sensibiliser sur la nécessité de pérennisation des ouvrages ou des actifs créés.